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Anne Rullon - Laque hydrosoluble

Ven 01 juin au Sam 30 juin
Moulin de Pen Castel Arzon

“Je suis née en 1969, à Saint – Malo en Bretagne, région où la palette des bleus et des verts offre un camaïeu extraordinairement riche en nuances et déclinaisons. Depuis l’enfance je consacre mon temps à l’apprentissage et à la pratique de la peinture et du dessin. N’ayant pu entamer un cursus artistique pour raisons familiales, j’ai décidé de suivre des études littéraires pour ensuite entrer dans la vie professionnelle dans le secteur de la vente.

Autodidacte, je fais la part belle aux différentes techniques lors de mon temps libre, et m’initie tour à tour à l’aquarelle, aux encres, au dessin, aux pastels et à l’acrylique, sans oser exposer, mais déterminée à apprendre pour m’exprimer et stimuler ma créativité, je m’inscris aux cours du soir au Beaux-arts en 2010.

C’est en recherchant à travailler la profondeur et la brillance de mes tableaux que la laque est entrée dans ma vie. Initiée en 2011 à la laque hydrosoluble auprès de Thibault Mazire, professeur à Olivier de Serre (Paris) et président de l’association LAC, ce fût une révélation, aussi, après avoir longuement travaillé dans son atelier, situé à Iffendic, afin de me perfectionner. Je décide en 2013 d’approfondir mes connaissances en la matière par le biais d’une seconde formation laque, quitte ensuite mon emploi pour me consacrer pleinement à cet art et entame une carrière d’artiste.

Je m’exprime depuis à travers ce métier d’art qu’est la laque.

Cette technique exigeante contraint à la patience, les matières se mêlent... pigments, nacres, feuilles de cuivre, coquilles d’oeufs ... Entre 15 et 20 couches de vernis sont nécessaires pour obtenir un laqué de qualité, minutieusement poncé à l’abrasif à l’eau très fin avant le polissage. La réussite d’une pièce reste en suspens de l’apprêtage au polissage tant sont les aléas que réserve la pratique de la laque, chaque étape a son importance et participe à la qualité du résultat final.

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, j’aime représenter ce que l’on pourrait considérer comme une parenthèse dans laquelle le regard se plonge. Un sas intemporel laissant libre cours à l’imagination, paysages irréels, nuances florales, je peins des instants de contemplation abstraits...

Depuis quelques mois, j’ai décidé d’utiliser mes compétences et mes influences pour revenir au figuratif à travers le portrait : le thème de la femme, hymne à la fragilité de la beauté, à la jeunesse éphémère.

M’inspirant des maitres de la peinture figurative, comme Klimt, Mucha ou Morisot sans oublier ses influences abstraites Kandinsky, Klee, Delaunay...

J’aime la couleur et le revendique à travers mes oeuvres. La nuance peu à peu adoucie, reste franche et réconfortante. Aussi les rouges flamboyants, les bleus lumineux éclairés par l’apport de métaux restent au centre de mon oeuvre.”